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    Credo d'amour

     

    Je crois que les pleurs sont les fleurs de l'âme,
    Fleurs dont le secret fleurit dans les yeux.
    Je voudrais pour vous d'autres fleurs, madame
    Si les astres d'or sont les pleurs des cieux.

    Je crois qu'un sourire est la fleur de joie
    Qui va de la bouche au jardin des cœurs;
    Je voudrais pour vous des lèvres de soie
    Si vos lèvres d'or des miennes sont sœurs.

    Je crois que l'amour est la fleur d'ivresse
    Fleur de toute ivresse et des jours bénis;
    Je rêve pour vous, madame, sans cesse,
    Au sublime amour des cœurs infinis.

    Auteur:  Arthur de Bussières

     

     

     

     


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  • Printemps naissant

    Printemps frémissant

    De toutes couleurs

    De toutes fleurs

    Eté canicule

    Mais été sans pendule

    Pour gérer ce temps

    Toujours galopant

    De la nostalgie sur l’automne

    Qui parfois est bien monotone

    Mais qui sait toujours nous enchanter

    Par ses forêts colorées 

    Avant l’hiver souvent gelé

    Voir même parfois enneigé

    Emmitouflée dans un châle bleuté

    Devant un feu de cheminée 

    Quelque soit la saison

    C’est toujours avec passion

    Et sans aucune hésitation

    Que j’écoute tes chansons

    De souvenirs en souvenirs

    Avec parfois un léger sourire

    Je te revois sur scène, entrant

    Toujours les bras ouverts en grand

    Face à ton public, les yeux pétillants,

    Avec ce timbre de voix si charmeur

    Qui nous allait droit au cœur

     

     

     

     

    Printemps des poètes, Isa le 8 Mars 2010


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    Si tu veux faisons un rêve

     

    Si tu veux, faisons un rêve :
    Montons sur deux palefrois;
    Tu m'emmènes, je t'enlève.
    L'oiseau chante dans les bois.

    Je suis ton maître et ta proie;
    Partons ! c'est la fin du jour;
    Mon cheval sera la joie,
    Ton cheval sera l'amour.

    Viens ! nos doux chevaux mensonges
    Frappent du pied tous les deux,
    Le mien au fond de mes songes,
    Et le tien au fond des cieux.

    Un bagage est nécessaire;
    Nous emporterons nos vœux,
    Nos bonheurs, notre misère,
    Et la fleur de tes cheveux.

    Viens, le soir brunit les chênes;
    Le moineau rit; ce moqueur
    Entend le doux bruit des chaînes
    Que tu m'as mises au cœur.

    Ce ne sera point ma faute
    Si les forêts et les monts,
    En nous voyant côte à côte,
    Ne murmurent pas : aimons !

    Allons-nous en par l'Autriche !
    Nous aurons l'aube à nos fronts;
    Je serai grand, et toi riche,
    Puisque nous nous aimerons !

    Allons-nous en par la terre,
    Sur nos deux chevaux charmants,
    Dans l'azur, dans le mystère,
    Dans les éblouissements !

    Tu seras Dame, et moi Comte;
    Viens, mon cœur s'épanouit;
    Viens, nous conterons ce conte
    Aux étoiles de la nuit.

     

     

    auteur:  Victor Hugo


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  • REVES EN BALADE


    Nos rêves font le tour du monde
    Dans les grands prés de l'univers.
    Tour à tour dansent des rondes
    Et se balancent sur les mers.
    Las de tanguer sur les vagues
    Et amoureux des arcs-en-ciel
    Ils y accrochent leurs ailes.

    Nos rêves font le tour du monde
    Quand ils parcourent la terre
    Où la misère est profonde.
    Ils se buttent à des chimères.
    Où donc trouveront-ils leur bonheur
    Qu'ils désirent avec tant d'ardeur ?
    Il faut le chercher dans l'Amour
    Et lui être fidèle toujours.

    Nos rêves font le tour du monde
    Aspirant à la liberté
    Et à une amitié profonde
    Empreinte de sincérité.
    Il leur reste l'espérance,
    La bonté et des croyances
    Pour voguer dans la dignité
    Jusqu'au bord de l'Eternité.




     Bonne journée a vous tous !!!!!
    et j'ai posté sur l'autre blog






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    TU SERAS UN HOMME MON FILS

    Si tu peux voir détruit l'ouvrage de ta vie
    Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,

    Ou, perdre d'un seul coup le gain de cent parties
    Sans un geste et sans un soupir ;

    Si tu peux être amant sans être fou d'amour,
    Si tu peux être fort sans cesser d'être tendre

    Et, te sentant haï sans haïr à ton tour,
    Pourtant lutter et te défendre ;

    Si tu peux supporter d'entendre tes paroles
    Travesties par des gueux pour exciter des sots,
    Et d'entendre mentir sur toi leur bouche folle,
    Sans mentir toi-même d'un seul mot ;

    Si tu peux rester digne en étant populaire,
    Si tu peux rester peuple en conseillant les rois
    Et si tu peux aimer tous tes amis en frère
    Sans qu'aucun d'eux soit tout pour toi ;

    Si tu sais méditer, observer et connaître
    Sans jamais devenir sceptique ou destructeur ;
    Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,
    Penser sans n'être qu'un penseur ;

    Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
    Si tu peux être brave et jamais imprudent,
    Si tu sais être bon, si tu sais être sage
    Sans être moral ni pédant ;

    Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
    Et recevoir ces deux menteurs d'un même front,
    Si tu peux conserver ton courage et ta tête
    Quand tous les autres les perdront,

    Alors, les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
    Seront à tout jamais tes esclaves soumis
    Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire

       Tu seras un Homme, mon fils.

     

    Rudyard Kipling



    Pour toi ma grande, car tu sembles

    deja avoir oublié seulement apres

    quelques mois. 


     



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